Interview de la start-up Wallapop, application mobile d’achat et de vente géolocalisée


Dans le monde de la consommation collaborative, une jeune start-up espagnol a lancé une application en septembre 2013 de vente et d’achat de produits d’occasion via les smartphones. Sa solution 100% mobile connaît un véritable succès outre-Pyrénées avec plus d’un million de téléchargements après seulement 5 mois d’existence. Cette application, disponible sur iPhone et Android, prend le pas de la révolution numérique que le mobile a accentuée.

C’est donc tout naturellement qu’après un début fort prometteur en Espagne, cette application débarque sur le territoire Français et chez nos voisins Anglais. À cette occasion, nous avons pu les interviewer. Questions/réponses avec Gaela Le Janne, responsable du marché Français.

Comment est venue cette idée de service/application ?

Nous avons fait le constat que les particuliers échangent énormément à travers des sites d’échanges et des sites d’occasion. De plus, il nous est apparu que ces particuliers échangent  en majorité en mains propre afin de vérifier l’état du produit. Ainsi, il était évident qu’une application mobile est plus instantanée qu’un site Internet. Le mobile permet un accès plus rapide, plus direct. De plus, elle est consultable partout.

Le système de géolocalisation favorise les échanges en mains propre et permet aux utilisateurs de Wallapop de vérifier instantanément l’état du produit.

Wallapop

Wallapop, site d’achat et de vente de produits d’occasion sur mobile

Comment vous-êtes vous lancé ?

Wallapop a été lancée par 3 entrepreneurs ayant déjà une expérience dans l’univers du lancement de stat-ups en Espagne. Ils ont souhaité relever ce nouveau défi qui s’offrait à eux. Ces trois entrepreneurs sont : Agustín Gómez qui a été consultant au Boston Consulting Group, Accenture et Isoco ; Gerard Olivé fondateur de BeFactory et BeRepublic ; et Miguel Vicente, fondateur de Let’sBonus un site espagnol à succès sur le modèle de Groupon.

Ainsi, l’équipe de Wallapop a commencé avec 6 collaborateurs. Cette équipe est désormais composée d’une vingtaine de personnes toutes établies en Espagne dont certaines sont chargées des nouveaux marchés Français et Anglais.

D’où vient le nom de l’application « Wallapop »?

Le nom Wallapop est un nom qui se prononce bien dans toutes les langues. L’origine de ce nom vient de « Walla » qui est une expression espagnole qui signifie « Wah super »… Lorsqu’on entre dans l’application on se dit « walla ».

Ensuite « pop » vient du nombre d’offres qui sortent de l’application comme une explosion ou de quelque chose qui éclot. C’est aussi pour cela que le logo a une forme de pop-corn.

D’où viennent les financements qui vous ont permis de vous lancer ?

Les financements proviennent de business angels, et d’investisseurs qui se sont mis dans ce projet. Un groupe qui s’appelle BeRepublic (dont Gerard Olivé est fondateur), qui aide des start-ups espagnoles à se lancer, participe ainsi à l’aventure.

Quelle a été votre stratégie de communication ?

A la base, nous avons commencé par communiquer dans la rue, en Espagne, dans tout les marchés, brocantes et marchés aux puces afin de rencontrer toutes les personnes étant dans ce monde de l’occasion. Ensuite, nous avons communiqué sur internet puis avec les relations presse et les communiqués à la radio. Nous allons bientôt communiquer à la télévision aussi.

Pourquoi se lancer en France ? Cela fait-il partie d’une stratégie conçue dès la création de la société ?

Au début, nous voulions forcément tester le marché espagnol. Si cela fonctionnait, alors cela signifiait que l’on pouvait s’ouvrir à d’autres pays. C’est donc logiquement que nous nous lançons en France après le succès fulgurant que nous avons vécu.

Quels sont vos concurrents en France?

En France, le leader est leboncoin, mais ce site n’est pas spécialisé dans le mobile et n’a donc pas une bonne application.

Quelle est la différence que vous apportez face à Vinted, dont le design est très proche du votre ?

Il est vrai que les couleurs se ressemblent. Vinted est très axé sur les vêtements et les accessoires de mode, tandis que Wallapop est plus généraliste. On peut vendre des vêtements, sa moto, son instrument de musique ou sa voiture. Ce sont des petites annonces au sens large et uniquement spécialisées dans le mobile qui proposent de la  géolocalisation.

Comment voyez-vous l’avenir de votre société ?

Nous commençons à devenir une référence en Espagne, et nous souhaitons consolider cela. C’est-à-dire d’être la référence en matière de marché d’occasion et de vente en direct sur mobile.

L’objectif de Wallapop est de s’exporter dans un premier temps aux pays voisins avant d’envisager, si cela est possible, d’autres pays potentiels.

La communication de Wallapop a débuté en Espagne en Offline et en Online en simultané. L’équipe de Wallapop souhaitent suivre la même méthode avec le lancement en France bien que la communication Online soit plus présente sur le marché Français pour l’instant. Il est important pour eux de se faire connaître dans les brocantes de Paris et d’organiser des évènements Offline, voire d’organiser leur propre « marché Wallapop ».

On peut être sûr que cette jeune start-up a déjà misé sur le device qui monte en ce moment. Espérons alors que Wallapop aura autant de succès en France qu’il en a en Espagne actuellement.

Share this post

No comments

Add yours