Le Brésil, un territoire économiquement intéressant pour les entreprises innovantes françaises


Après avoir atteint un niveau record en 2012, les échanges bilatéraux entre la France et le Brésil sont aujourd’hui en retrait. Touché par un fort ralentissement économique, le Brésil ne constitue plus un moteur de croissance pour les exportations françaises. Nos importations en provenance du Brésil se contractent encore fortement et les relations franco-brésiliennes restent bien en deçà de leur potentiel.


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Quelles sont les barrières ?

Aujourd’hui, sur les 120 000 entreprises exportatrices françaises, seules 4000 ont des relations d’affaires suivies avec le Brésil. Les investissements directs à l’étranger (IDE) en provenance de la France ne représentent qu’environ 4% du montant total dans ce qui est le plus grand pays d’Amérique latine. Au total, la part française du marché local stagne à 2,7%. En effet, le Brésil est un des pays les plus protectionnistes au monde, les barrières douanières sont particulièrement élevées (0 à 200%).

Quelles sont les opportunités ?

Cependant le potentiel du marché brésilien est conséquent dans les domaines de l’énergie, des transports, des TIC et des infrastructures urbaines, secteurs dans lesquels la France a une carte à jouer. En mai 2014, les autorités françaises et brésiliennes ont d’ailleurs signé une déclaration conjointe avec pour objectifs de soutenir la coopération en matière d’innovation industrielle et de renforcer les échanges commerciaux et les investissements. Le Brésil n’est pas encore assez innovant et a besoin d’innovations !

Un secteur de niche potentiellement intéressant serait également celui de la santé. Depuis quelques années, la classe moyenne brésilienne devient de plus en plus exigeante en matière d’éducation et de santé. Il s’agit également d’une population très consommatrice. Les régions dynamiques se trouvent principalement au sud et sud-est, et au nord-est.

Avec l’organisation des événements sportifs à Rio de Janeiro, de nombreuses entreprises françaises ont pu tirer leur épingle du jeu. Il s’agit en particulier de grands groupes tels qu’Accor, GDF et des sociétés spécialisées dans l’événementiel. La PME Netco Sport a su également développer son activité à cette occasion avec la signature d’un contrat avec la FIFA concernant la rediffusion des matchs sur 26 chaînes de télévision internationales lors de la coupe du monde en 2014. Des secteurs tels que la gestion hôtelière et l’alimentaire sont opportuns pour les jeunes entreprises françaises.

Comment s’exporter au Brésil ?

Pour aborder le marché Brésilien il faut être patient. Les démarches administratives pour s’implanter dans le pays sont très longues. Il faut compter environ 120 jours pour créer son entreprise contre 7 en France. L’entrepreneur devra ensuite patienter 2 à 3 ans pour que son activité devienne mature. Mais cela en vaut la peine puisqu’une fois installé, le potentiel de marges et de contrats est important sur le long terme. Il y a 600 filiales françaises au Brésil et les Français sont dotés d’une très bonne image. Le tout est de bien comprendre la culture Brésilienne et de s’y adapter. Des modalités d’accompagnement sont proposées par Ubifrance et sont cruciales dans un environnement où les variations juridiques et fiscales divergent profondément selon les régions et les spécificités locales.

Ainsi, les perspectives de développement des entreprises françaises au Brésil sont importantes. Le tout est de s’armer de patience et d’appréhender le contexte économique, juridique et social brésilien. En 2016, l’effort d’adaptation et de rationalisation du dispositif français de soutien à l’exportation se poursuivra : d’ici 2017, 3000 PME bénéficieront du parcours simplifié à l’export ; le guichet unique douanier, dématérialisé à 95%, est désormais opérationnel ; 9 500 VIE seront en poste à la fin 2016 contre 9000 en 2015 avec un objectif de 10 000 en 2017.

Pour plus d’informations sur les accompagnements et les partenariats à l’export : http://www.bpifrance.fr/Bpifrance/Nos-partenaires/A-l-international

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Justine Dhalleine

Justine Dhalleine

Titulaire d’un master 1 d’économie et ingénierie financière obtenu à l’Université Paris Dauphine Expérience de six mois au Ministère de la Culture et de la Communication en tant qu’analyste économique autour de sujets tels que l’impression à la demande et l’évolution de l’économie du livre et du numérique - Expérience chez Bpifrance Investissement en gestion de participations depuis un an.